UK: Glasgow & Edinburgh - Café scientifique français d'Écosse

À Glasgow:
Alliance Française de Glasgow
3 Park Circus
Glasgow G3 6AX

À Édimbourg:
Le lieu sera confirmé prochainement
 
Normalement un mardi à 19h
    
 

Soirées ouvertes à tous pour discuter en français des derniers développements de la recherche scientifique avec leurs principaux acteurs: les chercheurs.

Comme son nom l'indique, ce café scientifique est animé en français.

    
Nicolas Labrosse
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Mardi 10 octobre 2017 (Glasgow)

Technologies quantiques : une nouvelle révolution ?

Rudy Romain (University of Strathclyde)

Et si notre société entrait dans une nouvelle ère dans les 10 à 15 prochaines années ? Une ère quantique. Nous vivons actuellement le développement d’un nouveau type d’outils utilisant les propriétés fascinantes de la physique quantique, et qui à terme pourrait avoir un impact important sur note vie. Informatique, sécurité, communication, navigation, santé, nous discuterons comment la physique quantique pourrait révolutionner ces domaines.

Je suis physicien spécialisé dans la manipulation d’atomes par laser. J’ai effectué la plupart de mes études universitaires à Lille où j’ai obtenu mon doctorat en 2013. J’ai ensuite été enseignant-chercheur à Paris 13, avant de traverser la Manche pour devenir chercheur associé à Milton Keynes (Open University) et maintenant à Glasgow (University of Strathclyde).


 

 

Mardi 12 décembre 2017 (Glasgow)

 

Daniel Lines

 


 

 

Mardi 6 février 2018 (Glasgow)

 

Julien Plancq (University of Glasgow)

 


 

 

Mardi 17 avril 2018 (Glasgow)

 

Emilie Pondeville (University of Glasgow)

 


 

 

Mardi 12 juin 2018 (Glasgow)

 

 

 


 

 

Recent speakers   


 

Mardi 13 juin 2017 (Glasgow)

Pourquoi le démon de Darwin n’existe-t-il pas ?

Karine Salin (University of Glasgow)

Entre grandir vite, se reproduire beaucoup et vivre longtemps, il faut choisir. Un individu immortel avec une croissance rapide, donnant une production continue et importante de descendants de bonne qualité, devrait être avantagé par la sélection naturelle. Pourtant, cet organisme idéal, qualifié de démon de Darwin, n’existe pas. Tout individu doit faire des compromis. Mais le mécanisme de ces compromis reste un mystère en biologie. On ignore toujours si les ressources énergétiques, comme de la monnaie, doivent être partagées entre la croissance, la reproduction et la survie de l’individu ou bien si le corps est une machine qui s’use plus vite si on l’utilise trop?

 

J’ai passé une licence en biologie des organismes et des populations à Dijon, et un master recherche en physiologie des animaux en conditions extrêmes, à Lyon. J’ai obtenu ma thèse en Lyon en 2011. Je suis ensuite partie au soleil, en Afrique du Sud, pour un 1er post-doc, avant de joindre l’université de Glasgow en 2013 en tant que chercheur associée.

 

Liens vers publications sur Researchgate

 


 

Jeudi 8 juin 2017 (Edinburgh)

Peut-on modéliser la folie ?

Peggy Seriès (University of Edinburgh)

"La 'psychiatrie computationnelle' est un nouveau domaine de recherche, qui combine de récents progrès en neurosciences computationnelles, les modèles probabilistes ou l'apprentissage par renforcement pour comprendre la maladie mentale. J'expliquerai les idées fondamentales de ce domaine et les questions soulevées. Je m'intéresse principalement à l'idée selon laquelle le cerveau sain acquiert, au cours de la vie, un modèle interne du monde, qui l'aide à interpréter l'environnement, prédire le futur, et choisir les actions qui seront les plus bénéfiques. Dans la maladie mentale, ce modèle interne deviendrait erroné, ce qui conduirait à une interprétation faussée du monde et des situations. Notre recherche consiste à tester cette idée, quantitativement, par le biais d'expériences comportementales et de la modélisation, chez le sujet sain ainsi que chez des patients schizophrènes, autistes, dépressifs ou anxieux."

Après une école d'Ingénieur et une spécialisation en intelligence artificielle et bio-mathématiques, j'ai fait ma thèse au CNRS à Gif-sur Yvette sur la modélisation du cortex visuel primaire. J'ai ensuite effectué des postdocs sur des sujets plus théoriques liés au codage de l'information dans le cerveau à l'Université de Rochester (NY, USA), UCL (Londres), et NYU (NYC) avant de venir à Édimbourg en qualité de lecturer. Ici, je m'intéresse principalement aux modèles bayésiens de la cognition et leurs applications pour la psychiatrie.
Je fais aussi du cyclisme en compétition. En 2016, je suis devenue championne de France et vice-championne du monde sur piste dans ma catégorie d’âge.

 


 

Mardi 25 avril 2017 (Glasgow)

Le monde fascinant de la microbiologie environnementale

Sabine Matallana-Surget (University of Stirling)

"L’océan mondial couvre 71% de la surface de la planète et joue un rôle essentiel dans la régulation du climat. Il existe dans ces océans, une composante invisible, souvent oubliée, la composante microbienne. Le nombre total des bactéries dans les océans est estimé à 1029. Les bactéries marines sont les organismes les plus abondants sur notre planète, elles sont très diverses et jouent un rôle fondamental dans les grands cycles biogéochimiques des océans. Les bactéries marines ont une forte capacité d’adaptation, on les retrouve dans de nombreux écosystèmes dits « extrêmes » (forte salinité, forte température dépassant plusieurs centaines de degrés, environnement pollués). Par conséquent, cette importante biodiversité microbienne offre de nombreuses applications en médecine et en biotechnologie. En effet, les bactéries marines permettent de mettre au point de nouveaux médicaments (antidouleur, anticancéreux, antibiotique, de nouvelles approches thérapeutiques, de nouveaux actifs en cosmétologie).

Ces dix dernières années mes travaux de recherche se sont essentiellement focalisés sur l’étude des bactéries marines isolées à partir de différents écosystèmes. J’ai également travaillé avec l’Agence Spatiale Européenne sur le projet Melissa qui vise à utiliser des microorganismes comme complément alimentaire pour une mission prolongée sur Mars.

Je présenterai le monde fascinant de la microbiologie environnementale à l’aide d’exemples d’application utilisant des bactéries en Cosmétologie, en Biorémédiation (pollution des environnements pollués) et en complément alimentaire pour les astronautes lors d’une mission sur Mars."

Sabine a réalisé l’ensemble de son parcours universitaire en biologie moléculaire et cellulaire au sein de l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC, Paris, France). Elle a réalisé sa thèse sous forme d’une cotutelle entre l’UPMC et the University of New South Wales (Sydney, Australie) et a obtenu un double diplôme délivré par les deux universités partenaires. Après un premier contrat de recherche avec l’Agence Spatiale Européenne en Belgique a l’Université de Mons, Sabine a travaillé 5 ans en tant que Chercheur CNRS au laboratoire d’Océanographie Microbienne, dans le sud de la France à Banyuls sur mer. Sabine a joint l’Université de Stirling en 2015, en tant que « lecturer » où elle développe actuellement son groupe de recherche en microbiologie environnementale.

 


 

Mardi 28 mars 2017 (Edimbourg)

Un jour de pluie sur le soleil

Patrick Antolin (University of St Andrews)

Et si je vous disais qu’il pleut sur le soleil?  “Encore un de ces scientifiques fous”, vous répondriez certainement!
Et oui, il pleut sur le soleil, mais c’est une pluie spéciale, certainement pas de l’eau, mais du plasma en état de refroidissement et condensation. C’est un phénomène que l’on appelle pluie coronale, un cousin des fameuses protubérances solaires. Ce phénomène est lié à un mécanisme d’instabilité thermique, qui mène au rattrapage des électrons libres dans le gaz ionisé de la couronne solaire. La couronne est fameuse par sa température très chaude de quelques millions de degrés. Dans cette rencontre du Café scientifique, je vous raconterai le côté froid et encore obscur de la couronne solaire, le phénomène de pluie coronale, et comment son étude nous apporte des indices clés sur le phénomène du chauffage de la couronne solaire, l’un des plus grands problèmes non-résolus de l’astrophysique.

Je suis un chercheur-nomade par excellence, ayant vécu dans 11 pays du monde, au début à cause d’un parent diplomate, ensuite par ma recherche. Mes études dans le domaine de la physique solaire ont commencé par deux licenses en maths et physique à l’Université de Los Andes à Bogotá (Colombie), suivie par un Master et un Doctorat à l’Université de Kyoto (Japon), puis un autre doctorat à l’université d’Oslo car je suis masochiste. Ensuite j’ai fait plusieurs postdoc en Belgique, Japon et maintenant en Écosse, en me focalisant toujours sur la physique solaire. 

 


 

Mardi 28 février 2017 (Glasgow)

À la découverte de l'Univers avec les ondes gravitationnelles!

Martin Hendry et Laurence Datrier (University of Glasgow)

"Un siècle après leur description par Albert Einstein, les ondes gravitationnelles furent enfin détectées le matin du 14 Septembre 2015. Une percée scientifique monumentale, cette découverte marque le début d’une nouvelle astronomie; pour la première fois, nous pouvons "écouter" l’Univers!

Voyageant à la vitesse de la lumière, les ondes gravitationnelles déforment l’espace-temps. Elles sont générées par les évènements les plus violents de notre univers: explosions d’étoiles, fusions de trous noirs et d’étoiles à neutrons, et même par le Big Bang!

Ce sont ces ondes, une conséquence directe de la théorie de la relativité générale d’Einstein, que les interféromètres de LIGO, les instruments scientifiques les plus sensibles jamais construits, ont détecté en Septembre 2015. Ces déformations de l’espace-temps ont été générées par le fusionnement de deux trous noirs à plus d’un milliard d’années-lumière de notre planète. Une première pour l’astrophysique: GW150914 marque la première observation directe d’un trou noir, ainsi que d’un trou noir binaire.

Un an après l’annonce de la détection des ondes gravitationnelles, nous vous invitons à revenir sur cette découverte phénoménale qui galvanisa les médias, ainsi qu’à discuter du futur de l’astronomie gravitationnelle."

Ce Café sera animé par Martin Hendry, Professeur d'Astrophysique Gravitationnelle et de Cosmologie, et Laurence Datrier, étudiante en Master de Recherche, tous deux de l'Université de Glasgow.


 

Mardi 13 décembre 2016 (Glasgow)

Génie civil et environnement: Quand les microbes s'en mêlent…

Caroline Gauchotte-Lindsay (University of Glasgow)

Les ingénieurs civils façonnent notre monde; ils construisent les infrastructures et fournissent l'eau nécessaires à nos activités quotidiennes; ils nettoient aussi derrière nous en traitant nos déchets et les sols et eaux pollués. Dans leurs oeuvres, ils ont parfois de petits assistants surprenants: les microbes! Les microbes ont généralement bien mauvaise réputation et quotidiennement, nous luttons contre leur propagation. Bien que la popularité des yaourts probiotiques ou des bières brassées maison par exemple ait quelque peu redoré leur blason, peu de gens connaissent leur rôle et leur potentiel en génie civil.
Les microbes sont utilisés, entre autre, pour l'assainissement des sols, cours d'eau et aquifères contaminés, le traitements des eaux usées, la stabilisation des sols et la régénération du béton. Et la liste s'allonge sans cesse grâce à de nouveaux outils moléculaires et chimiques qui nous permettent de découvrir, isoler et optimiser leur talents. Les approches biotechnologiques, quand elles existent, sont souvent les plus durables. Elles consomment moins d'énergie et moins de produits chimiques que les procédés classiques (mécaniques ou chimiques) et sont aussi souvent moins cher. Ainsi, leur déploiement participe aussi à l'atténuation du changement climatique.

 

Caroline est ingénieur diplômée de l'ESPCI-ParisTech, a un DEA de Chimie Analytique et un MSc en Sciences Forensiques/Police Scientifique. Elle a obtenu sa thèse à la Queen's University de Belfast en 2010 et, après un bref passage à Strathclyde, a joint l'Université de Glasgow en 2012 en tant que "lecturer" en génie de l'eau et de l'environnement. Elle est spécialisée dans la caractérisation du devenir des contaminants organiques dans l'environnement et les stations d'épuration et dans l'optimisation des procédés de bio-remédiation microbienne.

 


 

Mardi 11 octobre 2016

Faut-il avoir peur des tornades solaires?

Nicolas Labrosse (University of Glasgow)

Il y a environ quatre ans, les journaux spécialisés faisaient grand bruit de tornades observées dans l’atmosphère solaire par un satellite américain fraîchement lancé par la NASA. Ceci fut repris également dans les journaux grand public. Depuis, les chercheurs ont consacré de nombreuses heures de travail à essayer de comprendre ces phénomènes assez particuliers, et bu beaucoup de café dans de nombreuses réunions internationales. Je fais partie de ces chercheurs qui cherchent, et qui ne trouvent toujours pas, ce que signifient les observations accumulées : est-ce que ces tornades tournent, ou ne tournent pas sur elle-mêmes ? Qu’ont-elles de commun avec les tornades sur Terre ? Ont-elles un lien avec d’autres phénomènes solaires plus connus (et tout autant mystérieux) ? Et pourquoi ne les avait-on pas détectées avant ? Est-ce que le Soleil nous joue des tours ?

À l’occasion de World Space Week qui se déroule partout dans le monde entre le 4 et le 10 octobre, je vous raconterai donc pourquoi je me passionne pour ces questions, mais je troquerai ma tasse de café pour autre chose !

Nicolas Labrosse est enseignant-chercheur à l'Université de Glasgow dans le département de Physique et Astronomie. Vous pouvez le suivre sur Twitter @niclabrosse

 


 

Mardi 14 juin 2016

Développement de nano-médicaments ciblés à base de thé vert et de gènes thérapeutiques pour le traitement de cancers

Christine Dufès (University of Strathclyde)

Ce Café est programmé dans le cadre du Glasgow Science Festival.

Les médicaments anti-cancéreux actuellement sur le marché voient leur action thérapeutique limitée par leur manque de spécificité contre le cancer, cause d’effets secondaires sérieux, tels que vomissements, perte de poids et perte de cheveux. Pour remédier à ce problème, le développement de nouveaux nano-médicaments capables de reconnaitre les cellules cancéreuses de manière spécifique, sans effets secondaires sur les tissus sains avoisinants, pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans le traitement contre le cancer. Dans mon laboratoire, spécialisé dans la vectorisation, nous avons récemment démontré pour la première fois qu’un extrait de thé vert pouvait avoir un effet thérapeutique contre le cancer, mais uniquement si il était transporté dans la circulation sanguine par une « nanobulle » ciblée. Lors d’essais réalisés en laboratoire, 40% des deux types de tumeurs de peau testées ont complètement disparu en moins d’un mois, sans effets secondaires sur les tissus normaux avoisinants. Nous avons également mis au point un nouveau nano-médicament capable de transporter des gènes thérapeutiques de manière spécifique au niveau des tumeurs après administration dans la circulation sanguine. Cette nouvelle formulation a permis aux tumeurs de régresser rapidement pendant un mois, sans signe de toxicité. Dans 90% des cas, les tumeurs ont complètement disparu.

 


 

Mardi 24 mai 2016

Les malformations de la colonne vertébrale chez les chiens

Julien Guevar (University of Glasgow)

 

Les malformations congénitales de la colonne vertébrale sont communes dans les races brachycéphales de chien tels les bulldogs français, bulldogs anglais, Boston terriers, et Carlins. Ces malformations affectent l'anatomie normale ainsi que la biomécanique pouvant engendrer des déformations de la colonne vertébrale ainsi que des déficits neurologiques. À l'École Vétérinaire de Glasgow, nous avons récemment étudié ces malformations et les avons comparées aux malformations qui sont observées chez l'homme. Dans certains cas, ces malformations peuvent également affecter le patient neurologiquement. Si la déformation est sévère et atteint un certain angle de déviation, une chirurgie correctrice est généralement suggérée chez les enfants. Nous avons également étudié ces similitudes.

 


 

Mardi 19 avril 2016

Les éruptions et les tornades sur le Soleil et leur impact sur Terre

Brigitte Schmieder (Observatoire de Paris)

 

"Je vous parlerai de mon métier d’astronome qui est vraiment passionnant. Quand on évoque l’astronomie, tout le monde pense souvent au Big Bang, aux planètes, aux comètes avec Rosetta. Mais moi c’est le Soleil, étoile la plus proche de nous, qui m’a toujours intéressée. Et pourquoi, me demanderez vous ? On le connaît le Soleil, on parle d’énergie solaire, de panneaux solaires... Non, moi ce n’est pas du tout cela qui me passionne, ce sont plutôt les aurores boréales. Quel rapport ? Une nouvelle science est née récemment. L’étude des effets des éruptions solaires sur la Terre. Posez moi des questions et on tâchera d’y réfléchir ensemble."

Brigitte Schmieder est Astronome à l'Observatoire de Paris. Elle a obtenu en reconnaissance de son travail de recherche au niveau international, ainsi que de ses activités de diffusion des connaissances, les titres de « Chevalier des Palmes Académiques » et « Officier de la Légion d’Honneur ».


 

Mardi 29 mars 2016

Diagnostiques ultrasoniques

Julien Reboud (University of Glasgow)

 

Julien Reboud, de l'Université de Glasgow, nous parlera de ses recherches sur les ondes acoustiques de surface en diagnostique biomédical, ainsi que les récentes applications pour le diagnostique de maladies infectieuses dans les pays développés (e.g. tuberculose), ainsi qu'en voie de développement (Malaria, maladie du sommeil). "Les systèmes de santé partout dans le monde sont sous pression, du fait du vieillissement de la population et de fortes contraintes financières. Cela entraine des changements dans la façon dont les soins sont administrés (sorties rapides de l’hôpital, soins à domicile, etc...), mais aussi dans la façon dont les diagnostiques sont établis - au plus près du patient, le plus rapidement possible. Parallèlement les progrès de la recherche biomédicale permettent d’accéder à des informations plus complètes et plus précises lors du diagnostique, via des tests sanguins détectant l'ADN des corps pathogènes par exemple, qui peuvent faciliter la reconnaissance de souches résistantes à certaines drogues. Seulement ces tests nécessitent l’accès à des laboratoires centraux bien équipés et à du personnel qualifié, ce qui ne permet pas d'obtenir ces résultats au moment opportun (pendant que le patient est avec son médecin, ou sur le terrain en Afrique). L’Université de Glasgow a récemment développé une technologie basée sur les ondes ultrasons pour manipuler des échantillons liquides complexes (sang, salive, etc.) sans contact, de manière rapide, à bas cout et en n'utilisant que la puissance d'une batterie de téléphone portable. Cette technologie utilise les ondes acoustiques de surface, couplées à des 'hologrammes sonores', qui sont employées dans nombre de systèmes électroniques (ces ondes permettent de détecter la position des doigts sur les distributeurs de billets par exemple). Lors de cette discussion, nous présenterons nos recherches sur les ondes acoustiques de surface en diagnostique biomédical, ainsi que les récentes applications pour le diagnostique de maladies infectieuses dans les pays développés (e.g. tuberculose), ainsi qu'en voie de développement (Malaria, maladie du sommeil). Nous pourrons aussi discuter des conséquences des nouvelles technologies de séquençage de l'ADN (épidémie Ebola par exemple), ainsi que des recherches dans des dispositifs à 'cout zéro' fait en papier et utilisant les techniques d'origami."

 


 

Mardi 23 février 2016

Mystères de la cosmologie: des premiers instants de l'Univers à aujourd'hui

Agnès Ferté (University of Edinburgh)

 

Depuis les débuts de la cosmologie —l’étude de l’univers dans son ensemble — notre connaissance de l’Univers a énormément progressé. On sait maintenant que l’Univers est en expansion, comment il se structure et sa composition. Il reste cependant de nombreuses zones d’ombre dans notre connaissance de son histoire. Notamment, les premiers instants de l’Univers restent encore énigmatiques bien que la théorie dite de l’inflation cosmique est privilégiée. Je discuterai de celle ci et des expériences en cours (telles que BICEP2) ou futures pour essayer d’en détecter sa trace. D’autres mystères résident dans l’histoire de notre univers comme les âges sombres ou la réionisation que j’aborderai. Je finirai par discuter d’un des plus grand défis de la cosmologie moderne : expliquer l’accélération de l’expansion actuelle de l’univers. Le constituant correspondant à cette accélération, l’énergie noire, est l’un des constituants majeurs de l’univers. Après avoir introduit et expliqué l’énergie noire, je présenterai l’expérience Dark Energy Survey dont je suis membre, qui cherche à mieux la comprendre.

 


 

Mardi 26 janvier 2016

Le partage équitable des jouets n'est pas un jeu d'enfants

Hervé Moulin (University of Glasgow)

 

Cinquante ans de recherche par des mathématiciens, des économistes et des informaticiens ont permis de définir des principes de "juste partage" simples et généraux, dans des situations où l'intuition et la bonne volonté du Roi Salomon ne suffisent pas. Trois frères se partagent des biens de famille comprenant bijoux, objets d'art, jouets, meubles, gadgets électroniques, etc.. Par sentimentalité, ou pour éviter des impôts, ils ne veulent pas échanger d'argent. Une méthode familière consiste à tirer au sort un des frères, qui choisit alors un objet, puis un autre frère qui choisit un second objet, et ainsi de suite, en alternant peut-être l'ordre de priorité. Mais cela peut résulter en un partage inefficace en ce sens qu'il existe un autre partage que tout le monde préfère. Demandons à chaque frère de distribuer 100 points sur les différents objets, et interprétons le nombre de points que je donne à tel objet comme l’utilité (relative) que j'en retire. La solution égalitaire identifie un partage efficace où le lot de chaque héritier a le même score (ou presque). Elle est moins subtile que la solution compétitive qui donne à chacun 100 coupons et détermine un prix (en coupons) pour chaque objet, de telle façon que chacun obtient le meilleur lot qu'il peut s'offrir. En particulier chacun reçoit un lot qu'il préfère à tous les autres lots, ce qui n'est pas le cas avec la solution égalitaire.

 


 

Mardi 15 décembre 2015

Impact du réchauffement climatique sur la santé

Cyril Caminade (University of Liverpool)

 

L’organisation mondiale pour la santé estime que le réchauffement climatique est une des principales menaces pour la santé humaine et animale. Le réchauffement climatique a déjà un impact direct sur la santé, via les évènements météorologiques extrêmes et la montée du niveau des mers et océans en zones de basse altitude. Il affecte aussi notre santé de manière indirecte, via ses effets sur la qualité de l’air, l’agriculture, les ressources en eau, la biodiversité et les maladies véhiculées par des insectes, gastéropodes et autres organismes. Cette présentation discutera des avancées récentes concernant notre compréhension des effets du changement climatique sur la santé, les challenges à venir et les solution potentielles.

 


 

Mardi 24 novembre 2015

Iode et santé publique : un problème d'importance pour l'Europe?

Emilie Combet Aspray (University of Glasgow)

 

Alors que la carence en iode est la principale responsable pour les retards du développement cérébral chez l'enfant, les stratégies de santé publique varient à travers l'Europe, en dépit de la recommandation d'iodisation du sel de table. Les conséquences sont à la mesure de la sévérité de l'insuffisance alimentaire, avec des impacts variant des troubles sévères aux retards légers. En absence de prophylaxie en Grande-Bretagne, le débat est de nouveau ouvert, avec principal focus sur l'acceptabilité de l'iodisation du sel, et des risque potentiels d'une telle stratégie.

 


 

Jeudi 29 octobre 2015

Intelligence sociale pour les ordinateurs

Alessandro Vinciarelli (University of Glasgow)

 

Qu’est-ce que l’intelligence sociale? Est-il possible de rendre les machines socialement intelligentes? Depuis quelques années, la communauté scientifique fait des efforts majeurs pour rendre les machine capables d’interagir avec les utilisateurs de la même façon que les êtres humains interagissent entre eux. Un des points les plus importants est la compréhension de la communication non verbale (expressions faciales, prosodie, gestes, etc.), le moyen que les êtres humains utilisent pour communiquer aux niveaux social et psychologique. Le but de cette rencontre est de mieux comprendre comment les machines peuvent utiliser la communication non verbale pour établir un échange véritablement social avec leurs utilisateurs.

 


 

Mardi 29 septembre 2015

Qui sème le vent solaire récolte des tempêtes de l'espace

Miho Janvier (University of Dundee)

 

Les tempêtes solaires sont des évènements qui naissent dans l'atmosphère turbulente de notre soleil. Comme sur Terre, ces tempêtes sont des nuages, mais des nuages de particules chargées qui se propagent dans le milieu interplanétaire. Elles ont des conséquences importantes pour nos sociétés actuelles, car elles perturbent les réseaux de télécommunications et de navigation satellite, voire même nos réseaux électriques, et sont un frein à tout voyage habité de notre système solaire. Nous verrons les différents types d'observations, sur Terre et dans l'espace qui nous permettent, à l'aide de modèles, d'affiner petit-à-petit notre compréhension de ces éruptions solaires, depuis leur naissance à leur voyage dans l'espace. Enfin, nous discuterons de la prochaine mission spatiale européenne, Solar Orbiter, qui sera envoyée en 2018.

 


 

Mardi 9 juin 2015

L'année internationale de la lumière

Martin Hendry (University of Glasgow)

 

Lors de cette soirée nous parlerons de l'Année Internationale de la Lumière: une initiative de l'UNESCO pour mettre en évidence l'importance et l'impact que la lumière a dans le monde, les sciences, et la culture. Nous parlerons bien sûr  de James Clerk Maxwell, puisque 2015 marque le 150e anniversaire de la théorie électromagnétique de la lumière, mais aussi des nombreux évènements programmés dans toute l'Écosse! Nous expliquerons comment on peut prendre part sur le plan international, en présentant une expérience globale permettant de mesurer la vitesse de la lumière en observant les lunes de Jupiter.

 


 

Mardi 12 mai 2015

Les produits naturels : source d'inspiration pour la découverte de médicaments et pour l'avancement de la synthèse en chimie organique

Joëlle Prunet (University of Glasgow)

 

Depuis très longtemps, certains extraits naturels de plantes, de minéraux ou d'origine animale ont été utilisés en médecine. En médecine moderne, certains principes actifs sont des molécules synthétiques, mais de nombreux autres sont des produits naturels ou certains de leurs analogues. Nous discuterons de plusieurs cas récents de médicaments inspirés par des produits extraits de plantes, et nous montrerons comment le travail de synthèse organique associé à ces recherches a fait progresser cette discipline.

 


 

Mardi 21 avril 2015

Chimie médicinale et modélisation: comment fonctionnent les molécules thérapeutiques?

Nahoum Anthony (University of Strathclyde)

Comment fonctionne un médicament ? Quel est le processus et quels sont les outils qui permettent d'en inventer de nouveaux ? Au cours de cette soirée, nous passerons en revue les étapes de la conception à la mise sur le marché en nous concentrant particulièrement sur le design des molécules thérapeutiques.

 


 

Mardi 10 mars 2015

Les petits rendez-vous du soleil et de la lune

Nicolas Labrosse (University of Glasgow)

Le 20 mars 2015, une éclipse totale du soleil se produira : un phénomène céleste des plus fascinants au cours duquel la lune masque parfaitement notre étoile, créant une atmosphère des plus étranges dans les régions du globe où cet événement est visible. Ce 20 mars, la totalité ne sera visible sur la terre ferme que des Îles Féroé et de l'archipel Svalbard.
Une éclipse partielle du soleil sera visible depuis Glasgow : jusqu'à 94 % de la surface du soleil sera masquée par la lune.
Lors de cette soirée, nous évoquerons ce qu'il sera possible d'observer depuis Glasgow. Mais nous discuterons surtout des raisons pour lesquelles les chercheurs en physique solaire sont intéressés par ces éclipses.
Comment se fait-il que des scientifiques, à l'ère où des instruments de plus en plus performants (et coûteux) nous permettent d'en apprendre davantage sur notre étoile, continuent à « chasser » les éclipses totales de soleil ? Quelles sont donc ces mesures si importantes justifiant des expéditions dans des contrées souvent lointaines, alors que ces mesures ne peuvent être effectuées que pendant les quelques minutes durant lesquelles le soleil est caché par la lune ? Quelles nouvelles connaissances nous apportent-elles sur l'astre du jour ?